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Fragments d'une histoire globale de l'art

Fragments d'une histoire globale de l'art
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Léa SAINT-RAYMOND

fin juin 2021
Format : 15 x 21 cm |   Nb pages : 212
ISBN-978-2-7288-0744-4
15.00 €
Prochainement
Collection Actes de la recherche à l'ENS n°33
(publications électroniques/ digital publications)

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Résumé

À l’heure où l’histoire s’écrit au niveau « mondial », « global » ou encore « transnational », il est indispensable de faire de même en histoire de l’art, en construisant un récit qui ne soit pas centré sur le monde occidental mais qui, au contraire, considère toutes les œuvres à parts égales, dans le temps et dans l’espace. Or, une telle exigence requiert une connaissance à la fois encyclopédique et fine des productions artistiques. Face à l’impossibilité de maîtriser toutes les langues et toutes les cultures, l’ambition d’une « histoire globale de l’art » peut apparaître comme une entreprise démesurée, donc vaine. Au grand récit simplificateur, cet ouvrage préfère la modestie du fragment. Il s’appuie ainsi sur l’analyse intime de cinquante œuvres diversifiées, choisies pour leur caractère « hybride » et il esquisse, par petites touches, une histoire décentrée des productions artistiques du XVIe siècle à nos jours, des beaux-arts au cinéma, en passant par les arts décoratifs et l’architecture.

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L'auteure

Ancienne élève de l’École normale supérieure, agrégée de sciences économiques et sociales, Léa Saint-Raymond est docteure en histoire de l’art et chercheuse associée à l’Institut d’histoire moderne et contemporaine. Sa thèse, publiée sous le titre À la conquête du marché de l’art. Le Pari(s) des enchères (1830-1939), a reçu le prix du musée d’Orsay en 2019. Après avoir été Guest Scholar au Getty Research Institute et ATER au Collège de France, elle coordonne actuellement l’Observatoire des humanités numériques de l’ENS-PSL et le centre d’excellence Jean Monnet IMAGO. Elle est également responsable du parcours « marché de l’art » à l’École du Louvre et chargée de cours, en histoire de l’art, au CPES de PSL.

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Sommaire

Introduction

De l’histoire comparée aux histoires connectées

Les écueils de l’influence et de la prédation

Pour des histoires enchevêtrées d’artefacts

1 – Métissages artistiques à l’heure de la première mondialisation

(XVe-XVIIe siècle)

Un olifant afro-portugais hybride

Entre technique aztèque et iconographie chrétienne

L’amalgame moghol sur le thème de Tobie et de l’Ange

Représenter les péripéties de l’« autre » occidental

Kraak : le paradoxe d’une porcelaine d’exportation

2 – Transferts culturels sino-européens au XVIIIe siècle

La fabrique d’un substitut hollandais

Chine-Hollande-Japon-Chine-Europe : itinéraire d’une assiette Imari

Les chinoiseries, un exotisme incorporé au quotidien

Substitution et réinterprétations, la fabrique d’une Chine rêvée

La peinture de cour chinoise dans la perspective européenne

3 – Orientalisme(s), contre-orientalisme(s)

Un pastiche oriental, à l’Exposition universelle de Londres

L’Orient, porte d’accès ethnographique et archéologique à la Bible

L’ironie d’un Ottoman à Berlin

L’« art palestinien », un No Man’s Land ?

Des images en contrepoint

4 – La gravure à l’épreuve du Japon

Une langouste japonaise dans une assiette française

La révélation de l’estampe ukiyo-e

1889, année zéro de la gravure sur bois « française »

Aquarelle bretonne ou estampe japonaise ?

La poésie du Gyotaku

5 – Le Japon face à l’Occident : incorporations et réactions

Jouer sur les mots pour exporter la peinture de nu

Nihonga

Et si le manga regardait vers l’Occident ?

Abstrait ou concret ? Déplacements de sens… en tous sens

La performance

6 – Impressions d’Afrique

Du document au monument hybride

Vers la modernité… et la perte du sens

(Ré)appropriation et nationalisation d’un masque Baga

Rire de la mauvaise foi muséale

Déjouer la fausse africanité, en gentleman

7 – Entre indigénismes et syncrétismes américains

Des Africains-Américains, nouveaux modèles de maîtres anciens

Heurter le naturalisme, renouer avec l’animisme

Les resémantisations d’un motif félin

Entre indigénisme et modernisme brésiliens

Au-delà du simple indigénisme ? Le muralisme mexicain

8 – Un art « originel » est-il chimérique ?

Objets des îles, matière à penser surréaliste

Un kangourou-totem, orienté vers le spectateur européen ?

Tout à la fois maître ancien et artiste contemporain

Le temps du rêve, sur toile

Mythologie contemporaine

9 – Face aux révolutions : résonances, dissonances

La révolution culturelle au pied de la lettre

Le succès d’une nouvelle (s)cène chinoise

À l’école des lettrés chinois et des primitifs flamands

Des Terracotta Soldiers aux Terracotta Daughters

Les États-Unis dans le viseur politique et artistique

10 – Conjuguer régionalisme et modernité en architecture

L’architecture japonaise au secours d’un régionalisme américain

Le passé (re)composé

Architecture et militantisme bretons

Le défi d’une architecture aussi bien internationale que locale

L’invention d’un style « néo-andin »

Conclusion – Derrière l’histoire « globale » de l’art, une géopolitique de l’universel

Les magiciens de la Terre aux modernités plurielles : peut-on écrire une histoire de l’art réellement décentrée ?

« Aux échecs, les pions blancs sont toujours ceux qui ouvrent la partie »

L’universel, miroir tendu par – et vers – l’Occident

De l’universel et du global, faisons table rase ?

Bibliographie

Crédits photographiques

En bref

 

 
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