Collection du CEPREMAP n° 2 - - - - - - - - - -
Résumé Alors que dans nombre de pays européens une fraction notable de la population continue à souffrir d’un chômage élevé et de longue durée, il est un pays qui, en l’espace de quelques années, est parvenu à réduire de moitié son taux de chômage. Ce pays, le Danemark, a depuis lors retenu l’attention des chercheurs comme des responsables politiques, au point de constituer un « modèle » original combinant flexibilité pour les entreprises et sécurité pour les salariés.
Robert Boyer explore ici les raisons de ce succès, en montre l’origine historique et en tire quelques enseignements prudents concernant l’applicabilité du « modèle danois » en dehors de ses frontières, et tout particulièrement en France.
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L’auteur Robert BOYER est directeur de recherche au CNRS, directeur d’étude à l’EHESS, membre de Paris-Jourdan Sciences économiques et du CEPREMAP.
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Sommaire Introduction : une configuration paradoxale en quête d’interprétations
Le modèle danois : complémentarité des institutions encadrant le marché du travail Le noyau dur de la flexicurité - La politique active de l’emploi : spécificité danoise - Trois précautions dans l’analyse du modèle danois - Ni le modèle anglo-saxon de
workfare, ni le modèle continental de protection de l’emploi - Le rôle de la formation des salaires
Les vertus de l’expérimentation institutionnelle Un modèle venu de loin - La réponse à des déséquilibres macroéconomiques majeurs - Des similarités avec la France…puis des trajectoires divergentes - Les faiblesses d’un modèle… qui appelle des réformes
Conclusion : quels enseignements ?
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