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Des charités bien ordonnées
Les confréries en Normandie de la fin du XIIIe siècle au début du XVIe siècle

Des charités bien ordonnées Des charités bien ordonnées
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Catherine VINCENT
1988
Format : 16 x 24 cm |   Nb pages : 360
ISBN-2-85929-032-X
37.20 €

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Résumé

Les pénitents aux longues cagoules qui participent aux processions de la semaine sainte en Italie ou en Espagne ne sont pas seuls à maintenir vivante la tradition médiévale des confréries. Moins célèbres, les « charitons » normands se réunissent encore régulièrement chaque année pour la Pentecôte, revêtus de chasubles aux armes de l’association et portant haut la bannière à l’effigie du saint patron. Certaines charités s’enorgueillissent d’origines médiévales, et à juste titre !
Le lecteur pourra découvrir qu’elles furent très nombreuses dans les paroisses des diocèses normands aux XIVe et XVe siècles. Placées sous la protection d’un saint patron dont la fête annuelle est l’occasion d’un plantureux banquet, elles créent pour leurs membres un réseau de solidarités ici-bas et dans l’au-delà. Sociétés de secours mutuel, elles s’emploient également à rassembler pour les leurs, vivants et morts, un trésor de bienfaits spirituels dont ils pourront se prévaloir à l’heure du Jugement. Aux côtés des institutions traditionnelles, paroisses et établissements religieux, elles prennent une part originale dans l’encadrement et la piété des fidèles. À la toute fin du Moyen Age, elles apparaissent parfaitement intégrées dans la société civile et ecclésiastique, où, qui plus est, elles constituent, en retour, un facteur d’intégration pour leurs membres.
Au-delà de ses particularités, l’exemple normand met en relief des aspects propres à l’« Automne du Moyen Age », signes avant-coureurs, pour beaucoup, des Temps Modernes et de la Réforme catholique.

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Sommaire

Préface
Introduction
Sources
Bibliographie

 I - UN RÉSEAU DE CONFRÉRIES

La confrérie médiévale normande

Le modèle normand
Confréries et métiers
Les particularités des confréries de prêtres

Un phénomène de grande ampleur
De la chronologie des sources à la chronologie des confréries
Une vaste diffusion
Le poids des événements

L’accueil du clergé
La marque des anciens ordres religieux
La faible influence des Ordres mendiants
La primauté du clergé séculier

II - LES VOIES DU SALUT

La protection de toute la Cour céleste

Les trois personnes de la Trinité
La Vierge Marie : la grande avocate
Tous les saints et saintes de Paradis

L’accumulation des suffrages
La messe, bonne œuvre par excellence
D’autres choses bonnes au salut de l’âme
L’entraide mutuelle : des aumônes organisées ?

La privatisation des confréries
L’accumulation individuelle des bienfaits dès ici-bas
L’accentuation et la personnalisation de la prière pour les morts
La fidélité à la tradition

III - L’IDENTITÉ CONFRATERNELLE

Les membres de la famille confraternelle

De grandes familles
Couples et célibataires
Du seigneur au laboureur
Vers une moralisation du recrutement

La confrérie structure de sociabilité
Une organisation par délégation
La gestion des biens matériels
L’affirmation de la confrérie : fêtes et spectacles

Confrérie et Église
Confréries et paroisses
La confrérie dans l’église paroissiale
Vers l’intégration dans la paroisse

Conclusion
Annexes
Documents
Index des noms de personnes
Index des noms de lieux
Index des sujets
Table des cartes, graphiques
Tableaux et photographies
 
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