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Art et la tragédie du Beau (L')

Art et la tragédie du Beau (L') Art et la tragédie du Beau (L')
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Karl W. F. SOLGER
2004
Format : 19 x 20 cm |   Nb pages : 208
Collection « ÆSTHETICA »

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Résumé

Il y a une grande esthétique romantique, c’est celle de Karl W. F. Solger (1780-1819), une esthétique qui accepte la fragilité du beau et fait de l’ironie l’attitude de l’artiste moderne. Philologue (il œuvra à une somme sur la mythologie grecque et sa traduction des tragédies de Sophocle, adaptée pour la scène par Gœthe, reste une référence) et philosophe (il occupa la chaire de philosophie à Berlin durant l’interrègne entre Fichte et Hegel), Solger installe les arts dans un rôle propédeutique. Sans renoncer à la rigueur d’un système, il privilégie la mise à l’épreuve de la pensée dans l’entretien, restituant dans ses écrits la force de son amitié et la vivacité de ses échanges intellectuels avec le poète Ludwig Tieck.

Un dialogue, Erwin. Quatre entretiens sur le beau et l’art, paru en 1815, des Cours d’esthétique rédigés en 1819 et publiés dix années plus tard, une longue critique des Cours sur l’art et la littérature dramatiques d’A. W. Schlegel, une correspondance largement inédite, tel est l’essentiel de l’œuvre esthétique de Solger que ce volume propose pour la première fois en français.

Édition d’Anne Baillot
Préface de Jacques Colette


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On en parle

Critique d’art n° 25 - printemps 2005

BCLF (Bulletin critique du livre en français) - mai 2005

Études Germaniques - janvier-mars 2006

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Les auteurs

Ancienne élève de l’École normale supérieure, agrégée d’allemand, Anne BAILLOT a consacré sa thèse de doctorat à la genèse et à la réception de la pensée esthétique de Karl Solger entre 1800 et 1830. Elle a publié L’Esthétique de K. W. F. Solger. Symbole, tragique et ironie (Éditions du Lérot, 2002) et prépare l’édition bilingue des Œuvres philosophiques de Frédéric II. Ses recherches portent actuellement sur les réseaux intellectuels berlinois à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle.

Philosophe, Jacques COLETTE est professeur émérite à l’université de Paris I-Panthéon Sorbonne. Outre de nombreuses études sur l’Idéalisme allemand et la phénoménologie contemporaine, il a consacré plusieurs ouvrages à Kierkegaard et à Hegel. Parmi ses récentes publications : Kierkegaard et la non-philosophie (Gallimard, 1994) et L’Existentialisme (PUF, 1999).

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Sommaire

Préface, par Jacques COLETTE
Introduction, par Anne BAILLOT

Les racines de la philosophie solgérienne du Beau et de l’Art
Définition de l’esthétique
Construction spéculative de l’idée du Beau
L’agir artistique
L’esthétique et l’œuvre d’art

Le choix du dialogue
Le prologue d’Erwin
La mise en scène dans le dialogue philosophique
Justification théorique de l’usage du dialogue en philosophie
Le style d’une pensée

La place de la mystique
Une approche mystique pour contrer les théories du modèle idéal
Mise en scène de la révélation : la vision d’Adalbert
L’art comme propédeutique

Une esthétique du symbole
Définition du symbole au sens large, du symbole au sens restreint et de son corollaire, l’allégorie
Art symbolique et art allégorique
Le symbole, l’allégorie et le merveilleux

L’ironie et le passage vers la métaphysique
La « découverte » de l’ironie dans les dernières pages d’Erwin
Le tragique à la lumière de l’ironie
Une métaphysique du néant

Conclusion
Notes
Bibliographie

 

 
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