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Jardins d'hiver
Littérature et photographie

Jardins d'hiver Jardins d'hiver
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Marie-Dominique GARNIER
1997
Format : 14,5 x 21 cm |   Nb pages : 278

Collection « Offshore »

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Résumé

Pourquoi « Littérature et Photographie » ?
La photographie est une donnée traversière des discours contemporains – théorie, critique, littérature ou philosophie. Son PH (neutre, si l’on veut) arbore les mêmes initiales que celles qui balisent la modernité : phantasmes, phénoménologie. Traversière, la photographie est ce qui prend par le travers concepts et discours, met en crise la pensée, appelle les chemins qui ne mènent nulle part, les jardins aux sentiers qui bifurquent.
Les textes rassemblés ici, issus de deux années de séminaire à l’École normale supérieure, dans le cadre de l’Aleph (atelier littérature et photographie) ont pour point de rencontre une logique paradoxale développée en termes photographiques, qui mettent en cause l’évidence et l’idée reçue, appellent le hors-texte et le hors-sujet. Une lecture des bords entre en jeu, via des textes fondamentaux comme la Petite Histoire de la photographie de Walter Benjamin, ou des auteurs aussi divers que Jules Husson dit Champfleury, Charles Dickens, Hervé Guibert, Bruce Chatwin, Vladimir Nabokov, écrivains-photographes ou crypto-photographes, soumis ici à diverses lectures claires. La clarté de la chambre photographique est ce qui tient la photographie à distance de tout « pathos », de toute spectrographie mortifère, à laquelle il faut opposer un gai savoir de l’image. Contre l’histoire de la photographie, souveraine, est ici avancée une photographie de l’histoire, ou l’histoire comme photographie ; contre l’écriture comme donnée linéaire, relevant de la trace et du temps, une écriture comme donnée spatiale, espacement, lieu de l’entre.
Ces Jardins d’hiver à plusieurs mains (chercheurs, élèves, photographes) appellent par leur titre l’invisible “Photographie du Jardin d’Hiver” de La Chambre claire de Roland Barthes, texte fondateur qui donne ici lieu à un phénomène de spectrographie claire : une signature, celle de Jacques Derrida, traverse et habite joyeusement la chambre photographique, inversant le déjà en son image positive, J. D., comme Jardin D’hiver.

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Sommaire

Présentation, par Marie-Dominique GARNIER

Mots de lumière : thèses sur la photographie de l’histoire, par Eduardo CADAVA, (traduction Jean-François VALLÉE)

Le temps retrouvé : Walter Benjamin et la photographie, par André GUNTHERT

Réalisme photographique, réalisme littéraire ; un nouveau cadre de référence, par Philippe ORTEL

La vraie peinture républicaine (Emerson, Thoreau, Poe), par François BRUNET

Lectures claires, par Marie-Dominique GARNIER

Spectres de Bruges-la-Morte, par Paul EDWARDS

Sur Robert Capa : la photo, la guerre, la mort, par Jean-Pierre NAUGRETTE

Le temps à l’épreuve : l’œuvre photographique de Eudora Welty, par Géraldine CHOUARD

L’œil des foules : Delillo, Mao, la photo, par Serge CHAUVIN

Texte et photographie, par Marie-Madeleine MARTINET

Hervé Guibert : Image et texte, par Guillaume CINGAL

Chatwin : photographies nomades, par Claire LARSONNEUR

Point de photographie : entre Barthes et Derroda, par Laurent MILESI

 

 
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