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Errances

Errances Errances
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LU Xun
2004
Format : 13,5 x 19 cm |   Nb pages : 360
ISBN-2-7288-0315-3
23.40 €
Version imprimée épuisée

Collection « Versions françaises »

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Résumé

En 1926, trois ans après Cris, où sont rassemblées les nouvelles de la période du 4 mai 1919 (dont « Le Journal d’un fou »), Lu Xun publie Errances. Si ce recueil est resté inédit en français, c’est sans doute qu’il correspondait trop peu à l’image idéologique qu’on s’est longtemps faite de son auteur. Les onze nouvelles qui le composent sont en effet autant de variations sur l’errance des intellectuels chinois des années 1920, anciens lettrés devenus petits fonctionnaires, piégés entre leurs souvenirs d’un passé rural familier mais cruel et la modernité incertaine ou trompeuse des grandes villes occidentalisées où ils peinent à trouver une place.
À travers ces textes et l’essai « Les chemins divergents de la littérature et du pouvoir politique » que nous leur avons joint, le lecteur pourra découvrir un autre Lu Xun, le moderniste hésitant, confronté à l’effondrement du monde traditionnel qu’il a pourtant souhaité, mais dont ne semble sortir aucun nouvel ordre historique et politique.

Édition et traduction de Sebastian Veg

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On en parle

Europe n° 901 - mai 2004

Le Monde - 19 mars 2004

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L’auteur et le traducteur

Né en 1881 sous l’Empire, mort en 1936 en plein débat sur le front uni recommandé par le Komintern, LU Xun est l’écrivain chinois emblématique de sa génération et de la modernité qu’elle appelle de ses vœux. Polémiste virulent glorifié après sa mort comme une icône du pouvoir maoïste, devenu le « Gorki chinois », il est encore aujourd’hui considéré en Chine comme le plus grand écrivain du XXe siècle, tout en demeurant mal connu en France. Ses trois recueils de fiction, nouvelles (Cris et Errances) et poèmes en prose (La Mauvaise Herbe), conçus dans les années 1920, sont des interrogations douloureuses sur la modernité et les rapports complexes qu’elle implique entre l’écrivain, une tradition qu’il renie alors même qu’il s’en nourrit, et un changement historique qui reste à inventer.

Sebastian VEG est ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de lettres modernes et diplômé de l’Université des langues étrangères de Pékin. Il prépare actuellement une thèse sur les fictions du pouvoir et du changement politique dans la Chine du début du XXe siècle.

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Sommaire

Note sur l’édition, par Sebastian VEG

Errances

Vœux de bonheur - Dans une taverne - Un ménage heureux - Le savon - La lampe éternelle - L’exposition à la foule - Maître Gao - Le solitaire - Regrets - Les deux frères - Le divorce

Notes du traducteur

Notices

Les chemins divergents de la littérature et du pouvoir politique

Notes du traducteur

Notice

Errance et chemins de traverse, par Sebastian VEG
Errance politique - Errance historique - L’ambiguïté du souvenir - Quelle modernité ? - Romantisme sentimental et romantisme politique - Solitude et éthique

Bibliographie
 
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