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Épargnant dans un monde en crise (L')
Ce qui a changé

Épargnant dans un monde en crise (L') Épargnant dans un monde en crise (L')
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Luc ARRONDEL
André MASSON
2011
Format : 14 x 18 cm |   Nb pages : 112

Collection du CEPREMAP n° 23

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Résumé

La crise a affecté les comportements de l’épargnant : les ménages français se sont montrés en moyenne plus « prudents », désirant épargner davantage dans des placements plus sûrs et à plus long terme, et limiter parallèlement leurs investissements risqués.
Comment expliquer ce changement ? Les Français se sont-ils simplement adaptés au nouvel environnement économique et aux évolutions perçues dans leur situation personnelle : baisse anticipée des ressources ou des rendements d’actifs, exposition au risque plus élevée, etc. ? Ou bien la crise a-t-elle modifié la « psyché » même des individus, à savoir ici les préférences de l’épargnant en matière de risque et vis-à-vis du futur : manifeste-t-il une plus grande « aversion au risque » qu’hier ? En termes d’horizon décisionnel, l’épargnant est-il moins obnubilé par les échéances de court terme et plus soucieux de son avenir ? Bref, ses préférences sont-elles soumises aux aléas de la conjoncture économique et financière ?
À cette question centrale, notre étude répond par la négative, concluant ainsi à la stabilité d’ensemble des préférences de nos compatriotes à l’égard du risque et du temps pendant la crise de 2008. Contrairement à une antienne à la mode, ce résultat qui peut surprendre révèle un épargnant « stoïque » dans la tourmente, pas plus averse au risque qu’auparavant.

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Les auteurs

Luc ARRONDEL est directeur de recherche au CNRS et consultant scientifique à la Banque de France. Il est chercheur à l’École d’économie de Paris (PSE). Il étudie le patrimoine des Français et les comportements de l’épargnant.

André MASSON est directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’EHESS. Il est chercheur à l’École d’économie de Paris (PSE). Ses travaux portent sur le patrimoine des Français, les liens entre générations et la rationalité de l’épargnant.

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Sommaire

La crise, le risque et les réactions de l’épargnant : quelle grille d’interprétation ?
Des bulles immobilières qui se dégonflent et des bourses qui s’écroulent
Une récession générale et un chômage souvent en forte hausse
Réactions de l’épargnant : entre calcul et émotions (plan de l’étude)

Épargne et patrimoine
: de fortes disparités entre pays et entre compatriotes
Richesse et nations
Des effets richesse qui pèsent différemment sur la consommation et la croissance des pays
Qui possède quoi ?

Comment la théorie économique explique-t-elle les comportements de l’épargnant
?
Séparer les préférences vis-à-vis du risque et du temps des perceptions du monde présent et à venir 
Vers des modèles de choix plus réalistes mais plus complexes
Le débat relatif à la rationalité des choix patrimoniaux
La crise : un test grandeur nature de la rationalité de l’épargnant

Comment mesurer les anticipations et les préférences des épargnants français
?
Les données françaises du panel Pater
Les anticipations de prix et de revenus en mai 2007 et juin 2009
Les mesures usuelles des préférences à l’égard du risque et du temps
Mesurer autrement les préférences : l’élaboration de « scores » synthétiques et ordinaux
Que nous apprennent les mesures des préférences des épargnants ?
Leçons provisoires pour la politique économique

Le ressenti de la crise
: l’Allemagne aux antipodes des Etats-Unis ?
Des ménages allemands en majorité peu touchés par la crise ?
Les multiples segments de la population américaine affectés par la crise : propriétaires, actionnaires, chômeurs, (futurs) retraités

France : une situation intermédiaire entre l’Allemagne et les Etats-Unis

Les ménages français prennent moins de risque dans leurs choix financiers
Les Français ont-ils simplement adapté leurs comportements au nouvel environnement économique ou ont-ils également changé de préférences ?

Les effets de la crise sur les préférences de l’épargnant en France (et ailleurs)

Fragments d’expériences étrangères : Royaume-Uni et Allemagne
France : les mesures usuelles concluent à une moindre tolérance au risque
Scores : l’invariance statistique des préférences à l’égard du risque et du long terme
Impact de la crise sur les comportements, les préférences et les anticipations des épargnants : bilan de l’expérience française

Conclusions

Des anticipations volatiles qui expliquent une moindre prise de risque 
Des préférences stables en France et ailleurs
Qu’est-ce qui détermine les préférences d’un individu à l’autre ?

Annexe

La supériorité des scores sur les autres mesures de préférence

Bibliographie

 

 
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