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Cinéma et régimes autoritaires au XXe siècle
Écrans sous influence

Cinéma et régimes autoritaires au <small>XX<sup>e</sup></small> siècle Cinéma et régimes autoritaires au <small>XX<sup>e</sup></small> siècle
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Raphaël MULLER
Thomas WIEDER (dir.)
2008
Format : 15 x 21,5 cm |   Nb pages : 216
ISBN-9782130557494
22.31 €
Version imprimée épuisée
Collection « Les rencontres de Normale Sup’ »

© éditions Rue d’Ulm – Presses Universitaires de France

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Résumé

Mussolini y voyait « l’arme la plus forte » de sa politique de propagande, Goebbels voulait en faire « une force mondiale », et Lénine le considérait comme « le plus important » de tous les arts : le cinéma, au XXe siècle, ne laissa aucun dictateur indifférent.
Quelles furent les politiques cinématographiques des régimes autoritaires ? Comment les professionnels du cinéma – scénaristes, réalisateurs, acteurs, producteurs, distributeurs, exploitants, furent-ils encadrés – De quelles marges de manœuvre disposaient-ils ? Comment la censure fonctionnait-elle exactement ? Que voyaient réellement les spectateurs dans les salles obscures ?
À travers les exemples de l’Union soviétique, du Japon de l’entre-deux-guerres, de l’Italie fasciste, du Portugal de Salazar, de l’Allemagne nazie, de l’Espagne de Franco, de la France de Vichy, de la Chine maoïste, du Brésil des militaires, de la Grèce des colonels et de quatre « démocraties populaires » (Hongrie, Pologne, RDA et Tchécoslovaquie), c’est à l’ensemble de ces questions que cet ouvrage se propose de répondre.
Fruit d’une recherche collective à laquelle ont participé des chercheurs français et étrangers, il constitue la première synthèse comparative d’histoire politique et sociale du cinéma dans les régimes autoritaires du XXe siècle.

Sous la direction de Raphaël Muller et de Thomas Wieder

Préface de Pierre Sorlin


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On en parle

1895.revues.org - 1 janvier 2013

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Les auteurs

Nancy BERTHIER : ancienne élève de l’École normale supérieure (Ulm) et de l’École des hautes études hispaniques (Casa de Velâzquez, Madrid), agrégée d’espagnol, elle est professeur à l’université de Marne-la-Vallée. Elle a notamment publié Le Franquisme et son image. Cinéma et propagande (PUM, 1998), De la guerre à l’écran : ¡ Ay Carmela ! de Carlos Saura (PUM, 1999 ; rééd. 2005) et Tomás Gutiérrez Alea et la Révolution cubaine (Le Cerf, 2005). Elle a dirigé Penser le cinéma espagnol. 1975-2000 (GRIMH, 2002), Le Cinéma d’Alejandro Amenábar (PUM, 2006) et, avec Julie Amiot, Cuba. Cinéma et Révolution (GRIMH, 2006).

Christian DELAGE : historien et réalisateur, il enseigne à l’université Paris VIII et à l’École des hautes études en sciences sociales, et participe aux travaux de recherche de l’Institut d’histoire du temps présent (CNRS) et de l’Institut des hautes études sur la justice. Il a notamment publié La Vision nazie de l’histoire. Le cinéma documentaire du Troisième Reich (L’Âge d’Homme, 1989), L’Historien et le Film (avec Vincent Guigueno, Gallimard, 2004), et La Vérité par l’image. De Nuremberg au procès Milosevic (Denoël, 2006). Il vient de réaliser Justice à Nuremberg : le plan nazi et le génocide des Juifs d’Europe (90 minutes, 2006, coproduction Compagnie des Phares et Balises / Arte).

Gábor ERÖSS : chercheur à l’Institut de sociologie de l’Académie hongroise des sciences (MTA SzKI), maître de conférences à l’université Károli Gáspár (Budapest), il est l’auteur d’une thèse de doctorat, soutenue à l’École des hautes études en sciences sociales en 2003, intitulée L’Art de l’histoire. Sociologie culturelle comparée de l’image-passé : représentations de l’histoire et de la mémoire dans le cinéma français et hongrois (1958-2002).

Kristian FEIGELSON : sociologue (CNRS/CESTA), maître de conférences (HDR) à l’Institut de recherche en cinéma et audiovisuel (université Paris III Sorbonne nouvelle), il a coordonné la publication des numéros 7 et 8 de la revue Théorème (« Cinéma hongrois : le temps et l'histoire », 2003 ; « Caméra politique : cinéma et stalinisme », 2005).

François GARÇON : maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il est l’auteur de nombreuses études sur l’histoire du cinéma français, dont De Blum à Pétain. Cinéma et société française. 1936-1944 (Le Cerf, 1984) et La Distribution cinématographique en France. 1907-1957 (CNRS Éditions, 2006). Il a également publié Enquête sur « Le Cauchemar de Darwin », une analyse à charge contre le documentaire d’Hubert Sauper (Flammarion, 2006).

Jean A. GILI : ancien membre de l’École française de Rome, il est professeur d’histoire du cinéma à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne où il dirige le master « Histoire et patrimoine du cinéma ». Il est l’auteur de nombreux documentaires et ouvrages sur le cinéma italien, dont L’Italie de Mussolini et son cinéma (Henri Veyrier, 1985) et Le Cinéma italien à l’ombre des faisceaux (institut Jean-Vigo, 1990).

Yves LÉONARD : enseignant à l’Institut d’études politiques de Paris, il co-anime avec Anne Dulphy le groupe de travail sur l’Espagne, le Portugal et la Méditerranée (Grepom) au Centre d’histoire de Sciences Po. Spécialiste de l’histoire contemporaine du Portugal, il a notamment publié Le Portugal, vingt ans après la Révolution des œillets (La Documentation française, 1994), Salazarisme et fascisme (Chandeigne, 1996), La Lusophonie dans le monde (La Documentation française, 1998), La République du Tour de France (avec Jean-Luc Bœuf, Le Seuil, 20(3), coordonné le dossier sur le salazarisme dans Vingtième siècle. Revue d’histoire (n° 62, 1999) et dirigé, avec Anne Dulphy, De la dictature à la démocratie : voies ibériques, (PIE/Peter Lang, septembre 2003). Au Portugal, il a publié en 2006 une photo-biographie de Mário Soares.

Caroline MOINE : maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, membre du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, elle travaille sur l’histoire de la République démocratique allemande (RDA), l’histoire socioculturelle du cinéma et l’histoire culturelle des relations internationales. Après une thèse soutenue à l’université Paris l Panthéon-Sorbonne sur l’histoire du festival international de films documentaires de Leipzig en RDA (1945-1990), ses nouvelles recherches portent sur l’histoire croisée des festivals internationaux de cinéma dans l’Europe d’après 1945.

Raphaël MULLER : ancien élève de l’École normale supérieure (Ulm), il est agrégé d’histoire et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris. Il prépare actuellement à l’université Paris I une thèse consacrée à la présence culturelle française en Italie entre 1885 et 1920.

Françoise NAVAILH : historienne du cinéma russe et soviétique, chercheuse indépendante, elle a publié depuis 1984 nombre d’articles sur le cinéma soviétique (notamment sur l’image de la femme, l’image du Juif et le cinéma ukrainien) ainsi que des analyses de films (Quand passent les cigognes, Indochine, etc.), et a participé à de nombreux colloques. Consultante sur le film documentaire Ivan Mosjoukine (1999) et pour la biographie de Romain Gary par Myriam Anissimov (Denoël, 2004), elle collabore avec la documentariste Galina Dolmatovskaïa pour les sous-titres de ses films depuis 1999.

Maria Roberta NOVIELLI : professeur d’histoire du cinéma japonais à l’université Ca’ Foscari de Venise, elle dirige le site AsiaMedia (www.unive.it/asiamedia) dédié au cinéma asiatique ainsi que la collection « Scherrni Orientali » [Écrans orientaux] aux éditions Cafoscarina de Venise. Elle est l’auteur de Storia dei cinema giapponese (Marsilio, 2001) et collabore à différents festivals, dont celui de Venise, pour le cinéma japonais.

Luisa PRUDENTINO : auteur d’une thèse sur le cinéma chinois des années 1930, elle a résidé plusieurs années en Chine et partage aujourd’hui sa vie entre la France et l’Italie. Elle a organisé de nombreux colloques et festivals consacrés au cinéma chinois et a notamment publié Le Regard des ombres (Bleu de Chine, 2003), un ouvrage consacré au cinéma chinois contemporain.

Stéphane SAWAS : maître de conférences à l’INALCO et chargé de cours à l’Ecole normale supérieure, ses travaux portent principalement sur l’histoire du cinéma grec, les expressions culturelles des diasporas grecques et les contacts littéraires gréco-turcs. Il est en outre secrétaire général du Centre d’études balkaniques et de la Société des études néo-helléniques.

Pierre SORLIN : professeur émérite de l’université Paris III Sorbonne nouvelle, il fut en France l’un des premiers universitaires à encourager les historiens à considérer le cinéma comme une source à part entière. Il est notamment l’auteur de Sociologie du cinéma (Aubier, 1977), The Film in History : Restaging the Past (Blackwell, 1980), European Cinemas, European Societies. 1939-1990 (Roudedge, 1991) et Italian National Cinema. 1896-1996 (Routledge, 1996). Ses recherches ont également porté sur la France de la IIIe République (Waldeck-Rousseau, Armand Colin, 1966), l’antisémitisme (La Croix et les Juifs. 1880-1899. Contribution à l’histoire de l’antisémitisme contemporain, Grasset, 1967 ; L’Antisémitisme allemand, Flammarion, 1969) et l’URSS (La Société soviétique, Armand Colin, 1964).

Leonor SOUZA PINTO : auteur d’une thèse sur Le Cinéma brésilien au risque de la censure pendant la dictature militaire de 1964 à 1985 (université de Toulouse, 2001), elle est responsable d’un site internet sur lequel peut être consultée la documentation relative à la censure exercée par la dictature militaire sur le cinéma brésilien (www.memoriacinebr.com.br). Également comédienne, elle a été sacrée « meilleure actrice » aux festivals de Gramado et de Rio pour son rôle dans 0 Vendedor (Alberto Salvá, 1990). Elle a joué dernièrement dans Vida de menina (Helena Solberg, 2003).

Thomas WIEDER : ancien élève de l’École normale supérieure (Ulm), agrégé d’histoire et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, il enseigne l’histoire contemporaine à l’ENS-Cachan. Il a publié Les Sorcières de Hollywood. Chasse aux rouges et listes noires (Philippe Rey, 2006).

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Sommaire

Auteurs
Préface, par Pierre SORLIN
Introduction, par Raphaël MULLER et Thomas WIEDER

Russie-URSS (1917-1991)
Le festin pendant la peste, par Françoise NAVAILH

Italie (1922-1943)
Le cinéma de l’Italie fasciste, par Jean A. GILI

Japon (1923-1945)
L’ombre du totalitarisme dans le cinéma japonais, par Maria Roberta NOVIELLI

Portugal (1928-1974)
Sous l’œil de SaIazar, par Yves LÉONARD

Allemagne (1933-1945)
Un film de Hitler ?, par Christian DELAGE

Espagne (1939-1975)
La longue nuit du franquisme : un cinéma sous influence, par Nancy BERTHIER

France (1940-1944)
La fiction cinématographique sous Vichy : un étrange et singulier paradoxe, par François GARÇON

Hongrie, Pologne, Tchécoslovaquie (1945-1995)
Au-delà du rideau en Europe centrale, par Kristian FEIGELSON (avec la collaboration de Gabor ERÖSS)

RDA (1946-1990)
Gels et dégels à l’Est : le cinéma est-allemand, par Caroline MOINE

Chine (1949-1976)
Entre réalisme et propagande : la longue marche du cinéma chinois, par Luisa PRUDENTINO

Brésil (1964-1988)
La résistance du cinéma face à la censure imposée par le régime militaire, par Leonor SOUZA PINTO

Grèce (1967-1974)
Les écrans grecs sous la dictature des colonels : la grande rupture, par Stéphane SAWAS

Bibliographie
Filmographie
Index des titres de films
Index des noms de personnes
 
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